Donnez vie à La montagne magique!

 

Le théâtre a dû fermer ses portes.

Mais que se passe-t-il quand La montagne magique dort?

Dort-elle?

Et que font ses habitants?

Le tigre Raymond danse-t-il avec les souris?

Les marches du grand escalier donnent-elles un concert tous les soirs?

A chaque marche sa note?

Les grands rideaux noirs s’offrent-ils des chatouilles en cachette?

Et les sièges rouges de la grande salle organisent-ils de grandes réunions où chacun imagine à quoi jouent les enfants restés chez eux?

Les verres du foyer ont-ils soif?

Y a-t-il des fantômes qui se promènent le jour comme la nuit?

C’est qui, c’est quoi cette montagne magique???!!!

Tous les mercredis, nous vous invitons à animer La montagne magique à travers dessins, textes, vidéos…

Chaque semaine, un artiste qui aurait dû être en représentation ou en résidence à La montagne magique, vous livre une partie de sa création.

Cette semaine, Juan Martinez vous propose L’histoire de Gilgamesh, pour enfants dès 6 ans.

L'histoire de Gilgamesh

par Juan Martinez | 6+

À vos plumes, vos ciseaux, vos papiers, vos idées!
Voici des images à animer.
Ouvrez les fenêtres et faites-y apparaître…
Qui monte les escaliers?
Quelles ombres passent dans La montagne?
Que se chuchotent-elles?

N’hésitez pas, envoyez-nous vos réalisations!

Vos réalisations

Camille

Camille

Les montagnes magiques donnent toujours chance

Oui, ailleurs il y a plein d’endroits. Des villes, des pays, des continents. L’histoire se passe dans une ville au…
Au quoi ? J’ai oublié ? Eh, oui, au pays magique qui s’appelle Vienat.
Soudain, dans la ville de Poussinat il y a eu une tempête. Le chef de Poussinat a dit «Accrochez-vous, sinon vous allez être emportés » ! Mais, un poussin de la ville, qui s’appelait Valentin, ne s’est pas tenu, et il s’envola. Le voyage était long. Enfin il a atterri dans une ferme en Amérique du Nord. Il rencontra un fermier, qui s’appelait Pierre. Il lui dit « Tu viens d’où » ? « D’une ville de poussins, qui s’appelle Poussinat et qui se situe au pays de Vienat. « Passe-moi la carte du monde », dit Valentin. « C’est là ». « C’est loin », dit Pierre. « Peut-être que je peux t’aider ?». « Mais comment », demanda Valentin ? « On pourra trouver une idée demain. J’ai préparé un lit de foin pour toi. Dors bien !», dit Pierre.
Le lendemain, il y eut une grosse tempête. « Accrochez–vous ! », dit Pierre. Mais Valentin a eu une idée. Si je ne m’accroche pas, peut être que cette tempête m’emmènera plus près de mon village. Il s’envola. Enfin il a atterri sur la montagne magique à Poussinat. Il se dit « j’espère que je suis dans ma ville. Eh oui, j’y suis. »
Fin !

Gwenda Bonheure, 8 ans

Vos animations

Les Zerkiens

Vos dessins

Laura

Anaël

Au coeur de la Montagne
Au coeur de la Montagne
on prend soin des enfants.

Les enfants ont besoin
D’un toit
De nourriture
et aussi d’amour
D’amour tellement

Quand il en manque
Quand le monde a trop soif
Quand les tigres sont lassés d’hurler
La Montagne se soulève
et, en son coeur, une lave rouge colère redit :
les enfants ont besoin d’amour
de tendresse
d’un temps lent.
Les enfants ont besoin de rêves
de respirer un air frais
dans leurs petits moutons.

Sur les flans de la Montagne, il y a des herbes,
des insectes, des animaux et ma naïveté rayonnante.
La plupart des choses vraies se disent de peu de mots :
les enfants ont besoin de la nature verte,
les enfants ont besoin de paix
Les enfants ont besoin d’amour
et de leurs petits poumons.

Florence Klein

Vos textes

Ca commence toujours par il était une fois. Alors, il était une fois une montagne qui se vidait de tous ses habitants. Tout le monde disparaissait, sans qu’on trouve d’explication. Les gens qui restaient s’étaient réfugiés dans la vallée. Seule Jeannette resta pour percer les mystères de la montagne. Entre les gros ours méchants et les petites souris toutes gentilles, qu’allait-il se passer ?

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Jeannette commença à grimper, grimper jusqu’à ce que la nuit tombe. Elle trouva une grotte et s’y endormit. En plein milieu de la nuit, un grognement la réveilla. Mais le temps que Jeannette se rende compte de la situation, il était déjà trop tard .

 Le lendemain matin, Jeannette se réveilla sous une couverture avec un bon chocolat chaud à côté d’elle, une grosse voix d’ours dit : « vous avez bien dormi ? »

– Oui, où suis-je ? dit-elle.

– Dans la même grotte qu’hier soir.

– Que s’est-il passé ?

– Quand je suis venu voir ce que vous faisiez ici, vous vous êtes évanouie.

Alors, Jeannette et l’ours parlèrent jusqu’à se lier d’amitié. Jeannette apprit ainsi le prénom de l’ours, il s’appelait Christian.

– Que diriez-vous de voyager avec moi dans la montagne ? dit Jeannette.

 Après avoir pris un bon petit déjeuner, ils commencèrent à marcher. Pendant que Jeannette racontait à Christian la vie dans la montagne quand elle était encore peuplée d’humains, une souris apparut hurlant :

« Je suis une sorcière, je vais vous réduire en bouillie. Abraca… ». Mais Jeannette eut le bon réflexe de la faire valser dans le ravin avant qu’elle eut fini sa formule. Ils reprirent leur route. Cette fois-ci, c’était Christian qui racontait sa vie :

 « Quand j’étais petit, la montagne n’était pas encore habitée par les humains. On allait chercher le poisson dans la rivière juste à côté. Mais depuis que les humains sont arrivés, nous allons dans le village voisin acheter du pain, des fruits, de la viande… Pendant 10 ans, la vie s’est déroulée ainsi jusqu’à ce que mon frère meurt dans un accident de montagne. Mes parents décidèrent de rejoindre la ville pour être plus en sécurité. Mais moi je voulais rester ici, j’aimais la montagne. Alors ils partirent sans moi. Je continuai ma vie loin d’eux, en leur envoyant chaque mois une carte. »

 Jeannette trébucha sur une pierre et tomba sur le côté et roula, roula, roula. Elle cria « Christian, Christian » mais il ne l’entendit pas. Elle était coincée dans un fossé. Elle essaya de sortir de là mais à bout de force, elle perdit espoir. Un cerf qui passait par là lui tendit une corde. Jeannette le remercia et suivit celui-ci.

 Ils commencèrent à monter sans relâche. Ils arrivèrent à l’étage nival*. Le cerf s’arrêta alors et lui dit : « Désolée, je ne continue pas, car la légende raconte que la souris sorcière a jeté un sort à cette neige. Toutes les personnes qui la touche sont transformées en statues de glace éternelles. »

 Jeannette demanda si le sortilège fonctionnait encore si la souris était morte. Il répondit qu’il ne savait pas, qu’il préférait ne pas prendre le risque. Jeannette ne renonça pas. Elle remercia le cerf et continua seule.

 Le vent soufflait très fort la haut. Elle distingua une grotte au loin et marcha vers elle. Une fois dedans, elle vit qu’il y avait plusieurs chemins qui s’enfonçaient à l’intérieur de la montagne.  L’un d’eux était éclairé par un feu, elle se dirigea vers celui-ci.  Arrivée au bout du tunnel, elle s’écria « Christian! ».

 L’ours se leva et Jeannette lui demanda ce qu’il faisait ici. Il lui répondit : « Quand tu es tombée, je me suis dit que tu parviendrais à te sortir de ce pétrin. J’étais sur que tu voudrais rejoindre l’étage nival. Je me suis installé dans cette grotte pour t’attendre. J’en ai profité pour visiter les autres tunnels, j’y ai découvert plein de statues de glace, avec à l’intérieur, des humains. J’ai essayé de faire fondre la glace, mais je n’y suis pas parvenu. Et j’ai trouvé ce livre que j’allais commencer. Mais il est tard maintenant, dormons. »

 Le lendemain matin, ils lurent le livre et apprirent qu’il fallait trouver la plus grande statue, prendre un morceau de glace lui appartenant, aller au sommet de la montagne, faire un feu, jeter la glace dans celui-ci. Alors seulement, les personnes statufiées retrouveraient vie.

 Ils montèrent, montèrent, montèrent pour atteindre le sommet. Une fois arrivés, Christian sortit un briquet et du bois de son pelage, fit un feu et demanda le morceau de glace à Jeannette qui s’étonna : « C’est toi qui devais aller le chercher. » Alors, ils se rendirent compte qu’il leur manquait le morceau de glace.

 Ils redescendirent, cherchèrent la grotte sans la trouver car il avait neigé. Heureusement, ils en trouvèrent une autre de l’autre côté de la montagne pour se protéger de la tempête qui faisait rage.  Ils s’enfoncèrent dedans quand soudain, le sol sous leurs pieds se brisa, laissant place à un lac. Ils n’eurent pas le temps de s’accrocher aux parois de la grotte, ils tombèrent dans l’eau. Alors que Jeannette s’enfonçait dans les profondeurs du lac, Christian la prit contre elle pour qu’elle respire dans son pelage. Une grande statue telle un cyclope géant apparut dans l’eau. Sur la glace, il était écrit : « un seul oeil suffit pour voir que je suis le plus grand ». Ils remontèrent à la surface du lac après avoir arraché un morceau de glace à la statue. Ils ne prirent pas le temps de se sécher et remontèrent au sommet de la montagne, malgré la tempête. Le feu brulait encore. Jeannette demanda comment il était possible qu’il brule toujours.

 – J’ai volé des buches magiques à la sorcière, répondit Christian.

 Alors, il jetèrent le morceau de glace et celui-ci se mit à sautiller dans les flammes sans fondre. Après dix minutes, il se brisa enfin en mille morceaux. Christian et Jeannette hurlèrent : « On a réussi ! »

 Jeannette s’installa confortablement dans le pelage de Christian et ils commencèrent à dévaler la pente comme sur une luge. Quand il n’y eut plus de neige, ils marchèrent jusqu’à la grotte de Christian, puis ils se dirent au revoir. Jeannette promit qu’elle reviendrait bientôt.

 Elle rejoignit ses amis et sa famille dans la vallée pour les inviter à habiter à nouveau la montagne. Au loin, on entendait des chants et des cris de joie, c’était les humains redevenus vivants qui faisaient la fête.

 Une petite souris les regardait danser.

 

 

 

* l’étage nival est l’étage le plus élevé de la montagne, là où se trouvent les neiges éternelles.

Gaston, 11 ans

Comme un phare bravant l’obscurité de nos jours, tu te dresses, muette et calme, nichée au cœur de La montagne magique qui fait face aux vents d’une tempête foudroyante. Ces derniers temps, tu as délaissé ton placard pour endosser ton rôle et honorer ta destinée : guider les pas perdus et réunir les vivants autour de ta lueur, ta précieuse flamme. Tu choisis d’éclairer, sans prétention ni fierté, tous les visages qui ont besoin de la chaleur de tes rayons dorés. Mais tu repousses également les ombres souterraines et autres fantômes errants et surtout, les angoisses morbides qui dévalent nos pensées. Quoique discrète, tu demeures toujours égale, humble et infaillible.

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Et aux confins de tous ces jours rétrécis par l’absence et le silence de l’acte théâtral, en ces jours où il n’est question que de s’évader par la pensée, je t’imagine comme une petite mamie toute ridée qui veillerait sur notre maison, une ancêtre, guerrière et sage, qui ne laisserait jamais l’espoir s’éteindre et la résignation s’installer.

Servante de jour comme de nuit

je sens ta chaleur malgré la distance

et ton éveil malgré nos torpeurs

et je souris

car tu m’invites

à affronter mes peurs

le regard tourné vers toute l’humanité.

Virginie

Une lumière dans la nuit, un phare dans une salle obscure et dépeuplée.

Une Servante, un repère, qui éclaire ce qui est plongé dans les ténèbres.

Gardienne de nos rêves un temps éloignés, tu chasses les fantômes qui tentent d’envahir ces lieux un jour habités.

Brille Servante, brille jusqu’à notre retour, jusqu’aux grandes fêtes qui réinventeront encore et toujours La montagne magique.

Julie