Fenêtres sur cour

Dimanche 14 juin 2020
Avec Agnès Limbos, Michel Villée et Noémie Vincart d’Une Tribu Collectif, Ninon Perez, Philippe Léonard, Gordon Wilson, Aude Droessaert et Naïma Ostrowski de la Cie Les Bretteurs, Sara Olmo et Pierre Viatour, Catherine De Biasio et Aurélie Muller de Blondy Brownie

 

Amusiquez-vous

Max Vandervorst à l’école fondamentale Steyls

Josselin Moinet au Collège la Fraternité

Vincent Noiret à l’école fondamentale Tivoli

Fabienne Van Den Driessche au CP Vlaesendael

Samir Barris au CP Jules Anspach

Vincent Noiret à l’école maternelle de Heembeek

Samir Barris au CP Vlaesendael

Samir Barris à l’école fondamentale Emile André

Geneviève Laloy, Marie-Sophie Talbot, Paul Prignot et Mr Nola au CP Pagodes

Max Vandervorst à l’école fondamentale Emile Jacqmain

Samir Barris au CP Vlaesendael

Vivants et irréductibles!

Le théâtre, le cirque, la danse, le concert, l’opéra… ont en commun deux caractéristiques irréductibles : ce sont des arts vivants et collectifs.

Ils existent par la rencontre de l’artiste avec le spectateur. L’un n’existe pas sans l’autre et vice versa. Sans ouverture à l’altérité, ce « sentiment du divers » (Simon Leys), pas de théâtre.

La sueur et le souffle de l’acteur, le rire ou le chuchotement du spectateur, la mouche incongrue qui vole dans la lumière d’un projecteur, l’odeur du voisin, le grincement du fauteuil, la rugosité d’un costume, les cris des enfants… tout est présence et relation, ensemble improbable, communauté éphémère. Les liens se tissent toujours différemment, rendant la représentation unique.

Il est donc impossible de remplacer celle-ci par un écran 2D. Quand un cube devient carré, adieu profondeur, hauteur ou épaisseur. Impossible de remplacer les dialogues par des monologues, le public par une addition d’individus-canapés triés selon des algorithmes inconnus, le rendez-vous pris à l’avance par un téléchargement en continu de produits.

Le théâtre est un art irréductiblement collectif et vivant.

Nous nous y sommes donc résolus, durant deux mois. Nous avons patienté ardemment.

 

Puis, il y a trois semaines, nous avons accueilli une première compagnie en résidence. À la fin de celle-ci, nous étions quelques-uns à nous installer dans les fauteuils vides pour suivre un filage. Nous avons vécu un grand bouleversement : un homme sur scène dansait avec un ballon jaune accompagné par David Bowie sur vinyle. Il y avait de la chair qui se muscle et se relâche, des regards qui se promènent et se posent. Entre la scène et la salle, un troisième espace, celui où l’imaginaire des artistes rencontre l’imaginaire de chaque spectateur, se créait. Il était là devant nous, au plus profond de nous. Enfin, les applaudissements. Le premier clap, comme une impolitesse, le second comme une retrouvaille, les suivants des cris de joie.

En sortant de La montagne magique, nous avons vu les foules dans la rue Neuve, lu l’annonce des premiers vols en avion, entendu le silence des politiques du gouvernement fédéral quant au sort des artistes et techniciens.

Rage, espoir, modération, dégoût se sont défoulés. Et, farouche, le désir de laisser cette étonnante dame, cette magique montagne, ouvrir grand ses bras à nouveau.

Elle vous donne rendez-vous pour un courant d’air vivifiant.

Ce n’est pas encore permis ? C’est un peu tôt ?

 Nous pensons qu’il est plus que temps, puisque nous respectons toutes les règles sanitaires.

 Nous refusons par contre d’asphyxier nos désirs d’enchantement, nos rêves de vastes espaces à chevaucher, notre nécessité de nous métisser, notre liberté à vivre ensemble, notre besoin inaliénable de poésie.

 L’équipe de La montagne magique

 Avec le soutien de la Ville de Bruxelles et de la Fédération Wallonie-Bruxelles

C’est la rentrée, amusiquez-vous !

Du 8 au 12 juin

Des musiciens accompagnent le retour des enfants aux abords des écoles de la Ville de Bruxelles.

 Fenêtres sur cour à La montagne magique

Dimanche 14 juin à 10h, 11h30, 14h, 15h30 et 17h (événement gratuit)

Une douzaine d’artistes s’installent aux fenêtres et sur les toits, tandis que le public investit la cour et le jardin du théâtre. Marionnettes, cirque, danse, théâtre, musique, feront trembler La montagne en guise de retrouvailles, battantes et trébuchantes.

5 représentations pour 25 personnes chacune, dès 6 ans.

Réservations obligatoires

Familles, amis, artistes, vivement vous revoir !

Avec Agnès Limbos, Michel Villée et Noémie Vincart, Ninon Perez, Philippe Léonard, Gordon Wilson, Aude Droessaert et Naïma Ostrowski, Sara Olmo et Pierre Viatour, Catherine de Biasio et Aurélie Muller.

Résidences d’artistes et de compagnies

En mai et juin, qui se poursuivront exceptionnellement en juillet et aout.

Soutiens personnalisés

À la recherche, à la création et aux artistes.

 

Résidences d’artistes

Le 18 mai fut un jour de fête sans qu’on le sache, sans qu’on s’y attende. De ces fêtes intérieures qui bouleversent.
Le 18 mai, La montagne magique a ouvert sa salle aux résidences d’artistes.
Nous avons ainsi accueilli Inti Théâtre Inti, puis Mélancolie Motte cette semaine. A ses côtés, Julie Nayer, Bernard Massuir…
Celui-ci a écrit un texte qui exprime à quel point, oui oui oui, réouvrir les théâtres est une fête!

 

Chaque semaine, un artiste qui aurait dû être en représentation ou en résidence à La montagne magique, vous livre une partie de sa création. 

Aux petits oiseaux

par Anouch Paré | Une lecture dans le cadre des Lundis en coulisse

Avec une touche d’espièglerie, beaucoup de complicité et une bonne dose de fantaisie, foulons les planches en toute liberté!

Comment apprivoiser cette drôle d’enveloppe qui nous accompagne: le corps? En prendre conscience, pour mieux en jouer, le déjouer et même se transformer? Le travail corporel sera le point de départ de l’atelier. Il nous aidera à exprimer nos émotions et à déployer notre personnalité.

Ensuite place à l’imagination: inventer un personnage et lui donner une voix, un caractère, une intention, le faire courir dans la jungle ou glisser sur la glace, construire ensemble un scénario.
L’inventivité des enfants sera au centre de la création théâtrale.

Avec Virginie Mopin (metteure en scène et chargée des relations avec l’enseignement à La montagne magique)

Dino Corradini, membre fondateur des Ateliers de la Colline, est décédé.
Dialoguer avec lui, c’était ne pas savoir jusqu’où la discussion nous emmènerait, accepter de remettre en questions les évidences et les certitudes qui nous habitaient sans qu’on le sache.
Il portait le verbe haut et critique dans les réunions, emporté par sa passion pour le théâtre et les enfants malmenés.  Il avait le rire ravageur et la tendresse infinie.

Le théâtre jeune public perd un de ses géants. Notre tristesse est profonde.